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Phil Collins Story  
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Cette courte biographie est un condensé d'informations dont la base provient des ouvrages suivants :
- Batteur magazine n°42 janvier 1992.
- Genesis en tournée, N°1, L 5300, Bastei World Stars, Juillet, Août, Septembre 1992,
- Genesis la boîte à musiques, Frederic Delâge, Camion Blanc, n°170, ISBN : 2-910196-18-6
- Genesis 1963-1987, Alain Bayeulle et Laurence Berrouet, Rock Folk, Albin Michel, ISBN 2-226-02789-0


Vous allez remarquer que cette carrière a eu beaucoup de répercussions sur sa vie privée... et que ce grand monsieur a bien raison de vouloir se reposer désormais (à notre tristesse mais c'est compréhensible !) après toutes ces tournées, ces concerts et ces enregistrements en solo, avec genesis ou pour d'autres ! Mais comme il le dit lui même, c'est une de ces grandes passions !
Phil Collins est né le 30 janvier 1951 (et oui il a plus de 50 ans et de nouveau papa !) à Chriswick et contrairement à Peter Gabriel, Tony Banks et Mike Rutherford (membres originels de Genesis), il a échappé à l'éducation sévère de la "Chaterhouse School". Il débute très jeune sous les feux de la rampe, comme acteur. Après quelques petits rôles dans des productions de la BBC, il vient à Oliver Twist pour y jouer Noah Claypole. Il a alors 13 ans lorsqu'il rentre au cinéma.Il joue également dans le premier film des beatles A Hard Day's Night, mais comme figurant, noyé dans le public. Mais en 1984, il joue dans la célébre série "2 flics à miami" (Miami Vice) et en 1988, il joue dans Buster, le rôle du pilleur de la poste. On le retrouve aussi dans Hook de Spielberg en 1991.
Musicalement, il commence la batterie assez tôt : il reçoit son premier tambour à 5 ans, commence à jouer sur un kit jouet et s'entraîne devant la télé dans le salon tout petit en jouant les génériques et les musiques des publicités. Ses parents en ont un peu ras le bol à l'époque et lui demandent souvent d'aller jouer à l'étage... A 9 ans, il joue dans l'orchestre de danse d'un club nautique. Il a sa première batterie à l'âge de 12 ans. Gaucher et autodidacte, il ne sait pas lire la musique!

Phil, avec un ami, fonde un groupe du nom de Real Thing. Plus tard, il obtient des engagements dans le groupe semi-professionnels avec le groupe Charge puis travaille avec Freehold et le groupe Hickory. Les auteurs Howard et Blaikley leur proposent la maquette d'un album et un contrat pour l'enregistrement du disque. Le groupe ne sera pas mentionné dans Flaming Youth et l'album paraît sous le titre "Ark 2" en 1969. De bonnes critiques mais aucun concert, ce qui fustre Collins. Rod Mayalls rejoint le groupe dont la musique devient de moins en moins commerciale et intéressante pour Collins...
Et vient le succès...

Une petite et non moins célébre annonce dans le Melody Maker, un peu avant noël 1970, attire son attention : Genesis recherche un nouveau batteur en remplacement de John Silver qui déserte. Il se présente, ainsi que 14 autres batteurs, et évidemment il est accepté. Son jeu est brillant, fourni, varié, technique et Collins se sert de sa batterie comme d'un ensemble de percussions, créant des climats, ce qui explique en partie son attrait pour les boîtes à rythmes (l'exemple typique est celui d'In the Air Tonight ou encore pour genesis de Dreaming While You Sleep). Peter Gabriel a vu que c'était le batteur qu'il fallait à Genesis à la façon dont Phil s'est assis derrière la batterie avant même de commencer à jouer (c'est d'ailleurs une des phrases que Peter répète le plus à propos de Phil). Phil passe un peu pour le pitre du groupe. C'est grâce à lui que Genesis s'est départi du sérieux parfois excessif qui caractèrise ce groupe à ses débuts. Comme il le déclarait en 1994 lors de son passage à Paris, Phil Collins doit tout aux petites annonces.Il est la pulsation du groupe avant d'en être la voix principale après le départ de Peter Gabriel en 1975. On avait pu le découvrir son talet de chanteur dès "Nursery Cryme" où il chante For Absent Friends, c'était en 1971, et trois ans plus tard il remettait ça avec More Fool Me sur "Selling England By The Pound".

Son premier album en tant que chanteur du groupe l'oblige à se choisir un batteur de scène pour la tournée de 1976. Bill Bruford, qui voulait plus s'impliquer dans les albums, ne resta pas longtemps et c'est Chester Thompson, ancien de Weather Report, le remplacera. Entre Phil et chester, c'est l'osmose, le bohneur total. Par son expèrience au sein du groupe de fusion jazz rock Brand X (avec qui il grave cinq disques de 1976 à 1979 : c'est un véritable bouleau de travial ! il ne faut pas oublier en même temps qu'il joue et enregistres avec Genesis, qui part aussi faire des tournées...), Phil s'est rendu compte de la musicalité des gens qui pratiquent cette forme d'expression (il y reviendra un petit d'ailleurs en 1996 puis en 1998 avec son big band). Chester Thompson fait d'autant plus l'affaire dans ce contexte rock-progréssif qu'il a une longue expérience des duos de batterie : il partageait autrefois la rythmique avec Ralph Humprey chez Frank Zappa. En 1978, lorsque Genesis se réduit au trio Collins-Rutherford-Banks après le départ de Steve Hackett, le jeu de batterie de Phil ainsi que son implication deviennent encore plus puissant, comme s'il voulait combler à lui seul la place laissée libre. Le batteur s'investit davantage dans la composition et les textes. En 1980, pour Duke, il signe pour la première fois deux morceaux tout seul qu'il devait inclure dans son premier album solo "Face Value". Ces deux morceaux sont "Misunderstanding" et surtout "Please Don't Ask".En 1981 sort la bombe de la décennie : "Face Value", le premier album solo de Collins, résultat des douleurs provoqués par son divorce (d'où la pochette, sa face, qui veut s'implement dire que cet album, c'est lui tout entier). L'immortel In The Air Tonight est le numéro 1, dont le riff de batterie est extrement célèbre, ainsi que cette célèbre boîte à rythme. Un coup de hasard d'après Collins.
Mais tous les batteurs doivent un grand coup de chapeau à Phil Collins qui a su amener la batterie sur le devant de la scène... tout en chantant (I Can Feel It...).
Depuis, Phil Collins est partout et il porte toutes les casquettes dans sa carrière solo, au sein de genesis ou pour ses amis artistes : batteur (quelle caisse claire et ces toms...), chanteur, pianiste, choriste, auteur, compositeur, producteur, acteur... tout le monde se l'arrache et Collins qui adore la musique accepte tout avec toute sa gentillesse ! La collinsmania des années 80, le batteur sort trois album studio de Genesis et cinq sous son nom, en alternant les tournées genesis et solo, mais aussi pour d'autres (et notamment avec clapton en tournée en 86 et ses amis Philip Bailey (Easy Lover) et John Martyn.

Ce boulimique de travail est même doué d'ubiquité : en 1984, lors du double concert Band Aid, l'homme orchestre assure le même jour un set à Wembley en Angleterre et, un saut de Concorde plus tard et le décalage horaire aidant, un deuxième set à Philadelphie. Les années 80 sont indiscutablement les années Phil Collins.
Les années 90 partent plutôt biens aussi. Le serious tour est une réussite totale et Phil Collins retrouve Tony Banks et Mike Rutherford au concert de Knebworth pour fêter les Siver Clef Award Winners Shows. Le retour des Genesis en studio avec Phil Collins est une surpise pour Mike et Tony, car Phil n'avait plus besoin de Genesis pour exister artistiquement et pour vivre tout simplement. We Can't Dance sort et une tournée mémorable s'en suit en 92. Pendant ce temps, Phil commence à écrire puis à enregistrer Both Sides en 93. Il le produit, l'écrit et il joue de tous les instruments sur toutes les musiques ! Le cd est noire comme but seriously et on a là la "deuxième face" intimiste de Phil. Entre temps, Phil a participé à un gala avec Genesis, mais quelque chose a disparu. Il quittera Genesis.
La tournée Both Sides commence et Phil se sépare de sa deuxième femme Jill.
En 1995, il annonce la fin de sa collaboration avec Genesis. En plus de la raison précité, il a envie de prendre plus de temps, de se poser. Et surtout il quitte l'Angleterre pour s'installer à Genève, là où il a rencontré sa future femme Orianne, qui lui donnera son 4ème enfant en 2001.

En 1996, après avoir monté son Phil Collins Big Band, sort Dance Into The Light, au succès mitigé mais à la tournée triomphante. C'est en tout cas la première fois que Phil deux albums solos de suite sans passer par la case Genesis.
Un an plus tard, Calling All Stations, le dernier album de Genesis sort, sans Phil Collins au chant, à la batterie, à l'écriture et à la production. On aperçoit des affiches du concert de Genesis dans les couloirs de Bercy, juste avant le concert du 8 décembre 97 de Phil Collins...Il reprend son Phil Collins Big Band en 1998, dont est extrait un album et se marriera par la suite avec Orianne, la traductrice qu'il rencontra à l'époque du Both Sides Tour.
Après sa collaboration pour Tarzan, récompensé par la haute profession du cinéma et de la chanson, un gros problème de santé atteint Phil Collins. Des problèmes d'audition l'empêche de remonter sur scène. Il est normal qu'avec toutes ces tournées, ces enregistrements, mais aussi par le fait que Phil joue de la batterie, les oreilles de Phil ont été victime de tout ceci. Mais la cause provient d'un virus. Parenthèse pour dire aussi à tous les musiciens et surtout les batteurs de se protéger les oreilles. La médecine ne peut réparer des problèmes auditifs et c'est irrémmédiable
(Phil en fait les frais, il a été très difficile d'enregistrer le dernier album Testify).
Mais Phil n'aurait pas fait une grosse tournée (une avec le big band était pourtant prévue) : C'est pour lui désormais impensable d'être au bout du monde, loin de sa famille, dans un hôtel, sans Orianne, Genève et Nicholas... car Orianne met au monde le 4ème enfant de Phil Collins en 2001, qui devient sa priorité avec sa vie de famille. Il monte l'association LittleDreams avec sa femme, qui a pour but d'aider les jeunes talents à percer dans les milieux culturels, sportifs et artistiques. Il donna un concert à Genève à quelques 1 500 privilégiés (j'y étais !).
Une nouvelle collaboration avec Disney donne la BO de Brothers Bears, mais avant il sort son nouvel album "Testify", le 12 novembre 2002. Peu de promotions et un album dans lequel on ressent l'utilisation de l'ordinateur (et oui aucune boite à rythmes directement utilisé). Il annonce fin 2003 qu'il fera une tournée en 2004 mais ce sera la dernière (en solo?), malgré le jeu de mots dans le nom de cette tournée : "The First Final Farewall Tour" ( ses medecins lui déconseillent fortement de partir en tournée). Il annonce en mars 2006 sa séparation avec sa femme (décidemment...). Toutes ses "résolutions" n'ont donc servi à rien... Est ce en partie ce qu'il a poussé à rejouer dans genesis ? Il répète en tout cas en octobre 2006 avec Genesis et annonce avec Genesis une tournée en Europe pendant l'été 2007 et aux Etats Unis en septembre 2007, soit 15 ans après le dernier concert ! Quelle attente !

On peut tout simplement le remercier pour tout ce qu'il a apporté et ce qu'il continuera à faire

Tony Ménard, le Webbatteur ;-) (23/06/07)


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