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Le son et le jeu de Batterie "Phil Collins"  
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Il est très difficile d'obtenir des informations sur les batteries que Phil a utilisé en studio. Voici cependant quelques informations récoltés ici et là concernant les batteries jouées par Phil sur certains albums et chansons.

Photos "No admittance"
(Making Of We Can't Dance) - All Right Reserved








 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ses trucs pour la composition et l'ecriture rythmique
- Phil Collins commence par programmer un rythme sur une boîte aux rythmes pour pouvoir se concentrer sur le chant... Il décide par la suite et pour le morceau final d'enlever ou pas la boite à rythmes lorsqu'il passe à la batterie.
- Il aime surprendre là où l'auditeur s'attend à entendre un tambourin ou tout autre chose évidente. En studio, Phil aime essayer plusieurs combinaisons batterie/percussions/Boite A Rythmes (BAR).
- Phil n'a pas la même batterie en studio qu'en live. En tournée, il joue sur une Gretsch. En studio, Phil emploie ce qu'il juge être nécessaire (batterie Grestch ou Premier) et utilise des caisses claires différentes (il collectionne les caisses claires des années 40).

Face Value (In The Air Tonight)/ PG3 (Peter Gabriel)
- Il a utilisé sa vielle batterie Premier Noire, qui est de une des premières batteries qu'ils aient faites avec des toms de concerts . Cette batterie date de 1976 ! (source : batteur magazine n° 107)
" Face Value " était un enregistrement sur 8 pistes. " In The Air Tonight " a été aussi un produit du hasard, à cause du rythme enteté propre à la boîte à rythme Roland CR68.

We Can't Dance - Genesis
- Sur Hold On My Heart, ce n'est que de la boîte à rythmes. Pourtant on pourrait croire qu'il joue des balais. Seuls les plans toms et les cymbales sont joués avec la batterie.Il ne se sert que de l'émulateur SP-1200 car c'est aussi un échantillonneur
- Pour Dreaming While You Sleep, c'est une boîte à rythmes par dessus laquelle Phil joue d'un petit marimba de gosse, un truc qui fait deux octaves !
- Sur I Can't Dance, c'est Tony Banks qui a eu l'idée du rythme, ce qui change du processus de création (car c'est Phil qui a toujours les idées de rythmes). D'ailleurs, on peut retrouver les sons sur le célébre Roland JD 800. Phil joue une caisse claire soprano (ou sopranino), une caisse claire de profondeur de 4 pouces et de diamètre de 12 ou 10 pouces. Cette caisse claire a une sonorité très claquante et incisive. Elle est donc très utilisées pour des effets secs et tranchants. Voir la photo ci dessous issue du documentaire "No Admittance".

Sur ces deux titres, il y a un effet de shekere qui est obtenu en jouant des balais sur une cymbale posée sur le sol.
- Sur We Can't Dance, Phil utilise des percussions et particulièrement beaucoup de cabassas !
- Sur certains titres, Phil utilise son kit de batteire gretsch mais uniquement les toms de concert à une seul peau (voir photo 1 à gauche ci dessous issue du documentaire "No Admittance") ; ou bien sa batterie Premier à double peau dont il s'est beaucoup servi sur We Can't Dance. Il joue souvent sur une Caisse Claire Nobble and Cooley, mais il en utilise de différentes selon le titre approprié, selon celle dont Phil a envie d'entendre ou celles qui n'ont pas été jouées depuis longtemps. Il a cependant utilisé une batterie pour préparer l'album (couleur bois) mais impossible de savoir si elle a été utilisée pour l'album We Can't Dance (photo 2 à droite).

- Pour les cymbales, il joue des Sabians (AA pendant un temps puis HH) mais il en joue d'autres, des zidjians et en particuliers une grosse chinese Paiste de 26 pouces (!) pour les sons qui n'en finissent plus. Phil utilise une grosse cymbale chinoise gong pour l'introduction instrumentale de Fading Lights. Voir la photo ci dessous issue du documentaire "No Admittance"

Dance Into The Light - Phil Collins Solo
- Toutes les pistes de batterie de base ont été jouées sur des toms premier équipés de peaux de résonance (fûts mélodiques). La grosse caisse était une Gretsch, comme les six toms de concert avec lesquels il a fait les overdubs sur "Lorenzo".
- Au départ pour "Lorenzo" (morceau n°3 de Dance Into The Light), Phil avait laissé seize mesures de vide pour un solo de talking drum. Arrivé au studio, il a fait sa partie de batterie (grosse caisse, caisse claire, charleston). Puis il a joué des toms de concerts plusieurs fois pour obtenir un son tribal. Il a doublé ça avec une partie de timbales (les plus grosses). Ensuite, il a joué sur des congas avec des baguettes puis il a rajouté des bongos joués aux baguettes également. Ce solo de percu et batterie sur Lorenzo rappelle beaucoup le début d'I Cannot Belive It's True
- Il a utilisé une vielle caisse claire Leedy sur certains titres de Dance Into The Light
- Pour " Dance Into The Light ", Phil a aussi travaillé à partir de demos qui ont été approfondies.

Testify - Phil Collins Solo
- Testify est le premier album produit à l'aide d'ordinateurs, via la logiciel " cubase ". Il y a plus de sons de batteries naturels que l'on peut imaginer certainement selon Phil.
- Beaucoup de ce que Phil joue sont des impros pour " Wake Up Call " s'est développée une combinaison de percussions lives et de séquences. Dans " Testify ", "Don't Get Me Started" et encore d'autres chansons, il y a de vraies cymbales en plus des grooves de séquences sur lequel de la vraie batterie a été joué.
- Dans " Wake Up Call " et " Testify ", Phil a fait des erreurs lors des arrangements. Il voulait simplement transférer des pistes midi d'un pc à un autre. Lors de l'opération, les pistes se sont décales d'une ligne et d'un coup, la grosse caisse s'est mise à jouer la partie de charleston, la charleston jouait la caisse claire, la partie de synthé jouait la basse et la basse jouait de la guitare ! (rires). A partir de là, a été bricolé l'intro de " Wake Up Call ".
Pour l'intro de " Testify ", il s'est passé la même chose. Les parties à jetter ont été gardés créant une ambiance (à écouter l'intro de testify). Ces sons créés par hasard se sont admirablement bien mariés avec la caisse claire programmée, qui fait typique " Prince " selon Phil.
Une fois, Phil a recouvert la caisse claire de serviettes, a " décollé " les cymbales pour une autre chanson. Il voulait avoir une grande pièce ouverte. Pour " Testify ", les micros ont été placés très loin du kit de batterie : l'équipe les a installés près des fenêtres et des miroirs. Ainsi chaque chanson a été enregistré de façon différente et a reçu sa note personnelle.

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